Les estomacs bien remplis se reposent après Noël et peut-être quelques excès… mais pour ceux qui célèbrent le nouvel an chez eux, et qui doivent se (re)mettre aux fourneaux, il faut encore faire ses provisions! Alors dans nos assiettes pour 2020, on y met quoi?

Des huîtres

C’est en ce moment la pleine saison pour les amateurs de ces gros coquillages au goût salé! Mais parmi la grande quantité proposée aux consommateurs, la majeure partie reste des OVM (organismes vivants modifiés) ou bien proviennent d’écloseries, et qui ne naissent pas en mer. On doit donc faire la différence entre les huîtres triploïdes (qui sont modifiées génétiquement) et les diploïdes (elles seront laiteuses l’été). En effet, la première catégorie annule la reproduction, et sont commercialisées toute l’année. On privilégie donc les produits avec le signe AB, qui certifie la bonne qualité. Il faut toutefois observer la mention « Ostréiculteur traditionnel » ou « Nature et progrès » pour s’assurer que les huîtres sont nées et élevées en mer, et que l’exploitation de ces dernières soit en accord avec une pensée écologique.

Du saumon

Poisson mis à l’honneur pour le nouvel an, cette espèce est pourtant bien malmenée par notre consommation. Chaque année en Europe, ce sont 110 000 tonnes de poisson fumé qui terminent dans nos frigos… Afin de satisfaire toutes nos papilles, le saumon d’élevage a connu un essor fulgurant. Mais à quel prix? De nombreux polluants cancérigènes et pesticides ont été retrouvés dans ces produits, sans parler de l’impact écologique que ces exploitations entrainent… Et le saumon sauvage? Le problème reste également le même d’un point de vue environnemental, car nous vidons les eaux de ces poissons au destin tragique. Notre mode de consommation est primordial. Il faut réduire les quantités, et privilégier les produits biologiques, d’une pêche durable et locale. Le coût s’élève un peu plus, mais c’est à chacun de choisir ses priorités…

De la volaille

Du traditionnel chapon en passant par le poulet ou bien la dinde, la plupart des volailles ne passent pas la fin de l’année… Manger des bêtes à plumes, oui, mais on choisit bien ce que l’on consomme! Depuis quelques temps, de nombreuses images ont pu circuler dénonçant les conditions d’élevage inhumaines des animaux. Entassées, asphyxiées, les volailles vivent un enfer dès leur naissance avant d’être achevées de façon tout aussi barbare. Doit-on pour autant ne plus consommer de viande blanche? Si vous n’êtes pas végétarien, vous répondrez bien évidemment, non. Mais là aussi, notre mode de consommation et nos choix sont importants. Privilégier un poulet qui a vu le jour et qui a été élevé en plein air, une dinde fermière, ou un chapon qui n’a pas été gavé d’OGM, c’est à vous de décider.

Du foie-gras

Il n’y a malheureusement pas beaucoup d’alternatives à ce met tant apprécié des français, et qui engendre la souffrance de millions de bêtes chaque année et spécialement pour le nouvel an … Des recettes de faux-gras sont de plus en plus partagées et validées par les amateurs. Voilà une bonne initiative! Pour les curieux, en voici une certifiées 😉 https://sefairefood.com/2019/12/16/sans-foie-ni-loie-le-meilleur-faux-gras-vegan/

Il existe aussi la marque Gaia qui propose du Faux Gras de qualité : testé et approuvé par Laurent, notre graphiste ! 😉

Essayer de réduire ses déchets, passer au réutilisable, consommer moins mais mieux… On le redit, on se répète, mais les efforts se font ressentir, et ça, c’est une bonne nouvelle!