contenants jetables dans la nature

Des chiffres renversants, mais qui collent à la réalité du traitement de ces emballages et contenants jetables en plastique. Ainsi, selon les sources : de 30 à 50 % se retrouvent accidentellement ou intentionnellement dispersés dans la nature ; de 20 à 40 % de ce polymère à usage unique est mêlé à d'autres ordures ménagères (tri non sélectif) pour finir sous terre dans un centre d'enfouissement. Une solution qui ressemble davantage à un cache-misère ; de 10 à 14 % parviennent dans une UIOM (usine d'incinération d'ordures ménagères) ou dans une UVE (Unité de Valorisation Energétique) pour y servir de combustible. Cette opération permet la production d'électricité et d'eau chaude. En Ille-et-Vilaine (35) par exemple, l'UVE alimente le réseau de chaleur urbain et fournit de l’eau chaude à 20 000 foyers de Rennes Métropole et au Centre Hospitalier Universitaire de Pontchaillou. Outre un rendement faible, une telle incinération est par ailleurs à l'origine d'émissions de dioxines dans l'atmosphère ; 14 % sont effectivement collectés par la filière de recyclage.